Rivière de Janvier

Rivière ou baie de janvier. Saviez-vous que c’est la traduction littérale de Rio de Janeiro ? Voilà, c’était juste pour l’anecdote, juste pas très inventifs sur ce coup-là les Portugais !

Aller à Rio depuis Buenos Aires, c’est aller dans un paradis terrestre en 3 heures, plutôt tentant donc. Comme nous sommes à l’ère de la mondialisation, tu prends un vol direct de Buenos Aires à Rio avec la compagnie Emirates, tout juste venue de Dubai. Ce sont donc de jolies hôtesses de l’air vêtues à l’orientale qui te servent ton jus de mangue dans l’avion et le pilote te parle en arabe, c’est pas délirant ça ! J’ai adoré.

Forcément, tu ne comprends pas trop le plan de vol

Pour finir sur mon récit de vol, à l’arrivée à l’aéroport, j’ai vu cette pub excellente

Cette année j’ai donc foulé de nouveau pendant quelques jours le célèbre trottoir qui longe les plages de la « cidade carioca ».

J’ignore pourquoi, je dis souvent que le Brésil est une belle destination pour les vacances mais qu’en repartir ne m’a jamais brisé le cœur. Un peu comme les amours de vacances, quand on a 16 ans, ça sent bon l’été, le soleil et le sable chaud, l’odeur du monoï sur le paréo, mais sitôt rentré chez soi on oublie vite le prénom des baisers salés.
Cette année, blasée, je décrétais donc avant mon départ que oui, je revenais une fois de plus à Rio « pour voir des amis », que c’était « sympa », que je « connaissais déjà ». En réalité, j’avais oublié un petit détail. Rio est unique, Rio te retourne la tête, Rio c’est comme si Pele et Ronaldnho te faisaient dribbler le cerveau.
Toi qui me lis, tu as peut-être déjà voyagé dans toute la Terre, tu te considères comme un aventurier du monde, un champion des tampons sur le passeport, mais je te mets au défi de ne pas écarquiller les yeux et de ne pas remercier le ciel lorsque tu verras ça.
ou bien ça
Rio est un mix d’océan, de végétation luxuriante omniprésente, de rochers de granit qui se détachent de l’eau ou bien qui dominent la ville, de musique incessante et bien sûr de plages mondialement célèbres. Rio laisse aussi derrière son passage l’effluve d’une belle époque, d’un faste ancien, de jet-set, de fêtes à Copacabana à siroter de la caipirihna, de bossa nova et de chica d’Ipanema.



Souvenir d’une soirée surréaliste où je me suis retrouvée il y a de ça déjà quelques années,
avec happy-end inespéré : un lever de soleil sur Copacabana
 
 
Rio, ce n’est pas que les plages, c’est aussi des ruelles envahie par la Dame Nature

de veilles demeures, héritage de la colonisation portugaise,

des immeubles de style années 30

ou de style antique gréco-romain

des grattes-ciels, comme à New York

Enfin, New York, avec des palmiers quand même !
La comparaison a sa raison d’être, je ne vous raconte pas d’histoires !

Parfois, comme à Buenos Aires sur la plaza de Mayo, le colonial frôle Manhattan !
 
A Rio, amis cinéphiles, on retrouve aussi des stations de trains qui nous rappellent des souvenirs…

Bon j’ai bien compris que je vous avais déjà un peu saoûlés avec mes buildings, alors venons-en au vif du sujet, vous voulez de la fesse, je le sais, du torse, des chutes de reins cambrées, du bronzage et des cuisses galbées, alors direction la playa, c’est parti mon kiki.

A Rio le corps est roi, la cambrure est reine. Lorsqu’on marche près des plages, on a tout le loisir d’admirer les autochtones dans leur milieu naturel: en maillot de bain et en tongues, tout simplement. On voit des corps, beaucoup de corps, et plutôt pas trop mal faits. Des hommes sans tee-shirt, en toute innocence avec des dos xxx, des épaules xxx, une chute de reins xxx, enfin… je me comprends (soupir). On voit des femmes avec un short et juste le haut du bikini genre où est le problème. Pour les filles, c’est pas la mode des jambes toutes fines, au contraire, c’est plutôt cuisse de rugbywoman dans le style, avec ventre plat, petits seins et fessier prépondérant. Pour les hommes, c’est Musclor ou Monsieur Propre. Tout dans les biceps et les abdos. A noter, on reconnaît très vite les non-Brésiliens à leur maillots bermudas. Messieurs si vous voulez avoir l’air d’un local, optez pour un petit maillot moulant qui dessinera parfaitement votre anatomie. Les complexes on les laisse au vestiaire.
Avertissement: toute personne un peu sensible, un peu esseulée affectivement, ou pas forcément, peut développer des symptômes bizarres: envie de toucher voir si c’est vrai, de palper voir si on l’a rêvé, de caresser… Je t’ai prévenu, Rio ça retourne le cerveau.

Alerte a Rio !
 

FAQ des mauvaises langues
– Est ce que les hommes sur la plage ont tous ces dos et ces torses… la réponse est OUI
– Est-ce que les nanas ont toutes des maillots de 8 cm2 devant et 3 cm2 derrière, OUI.
Mesdames, vous allez me demander si tout ces popotins et décolletés sont vrai de vrai, je vous vois venir… Bien sûr on voit des faux seins, des fausses lèvres et des fausses joues, comme partout, mais bon, globalement, la brésilienne carioca (de Rio), because 2 heures de roller chaque dimanche et gymnasium tous les 2 jours, ben ouais, elle a la fesse ferme. CQFD.

Idem pour les mâles, on distingue de suite ceux qui passent plus de temps à lever des haltères qu’à aller à la bibliothèque. En même temps, quand on est sur la plage, on en demande pas tant, on veut du beautiful people, et on en a.

A lire prochainement sur le blog, « le carnaval de Rio » et  « Avoir une amie brésilienne« .


 

A propos de Fanny

Poulette du Gers 100% coeur de canard. Expatriée en Argentine depuis 2009. Je livre mes anecdotes sur cette capitale du bout du monde, mes pensées sur la vie à l'étranger et quelques récits de voyages en Amérique du sud sur le blog Destino Buenos Aires. Challenge 2014: convaincre un éditeur ❤

Un commentaire pour “Rivière de Janvier

  1. Quand je vivais au Brésil, j’avais été surprise de voir que le culte du corps était bel et bien présent mais avec des critères plutôt très différents de ce qu’on a en France. Contrairement à ce que beaucoup pensent avant d’aller au brésil, la femme brésilienne est plutôt bien en chair et aime l’être (ferme ou non…) et c’est ça qui plait aux hommes !
    Par contre, je n’ai pas trouvé que le string était si présent que ça, bien moins que le tanga en tout cas, LA forme brésilienne par excellence. (snif, je ne peux pas porter un seul de mes maillots brésiliens au Portugal……. en encore moins quand je vais en vacances en France!)

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