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Quand un taxi porteño te fait une leçon de rock argentin



Il y a une chanson qui me fait pleurer à tous les coups, « Pacto para vivir », de la Bersuit, un groupe bizzare qui chante en pyjama depuis les années 90 et qui compte comme l’un des plus célèbres groupes de rock argentin.

Un soir de la semaine dernière, en prenant un taxi, je suis tombée sur autre un fan de ce groupe qui m’a donné une belle leçon de rock argentin, avec explication des paroles, commentaires à l’appui et tout et tout.
Encore un bel exemple de ces trajets que j’affectionne tant, et dont j’ai parlé ici et ici, de ces paroles échangées avec des inconnus, quelques instants seulement, sans pudeur.

Buena onda, Eduardo, appelons-le Eduardo, il a eu envie de m’expliquer pourquoi la chanson « Vuelos » c’était sa chanson à lui de la Bersuit, celle qui le faisait pleurer.

Ici il n’y a pas d’heure pour parler de musique et de rock.
Ici rien ne te retient de parler de la chanson qui te fait pleurer.
Ici on n’attend pas de retrouver ses amis pour parler de sentiments.
Les petits charmes de la vie c’est finalement souvent juste le moment présent.

Démonstration en vidéo. Muchas gracias Eduardo.

Guitareada

Un terme qui n’existe pas en français, pour indiquer ces moments où quelqu’un qui joue de la guitarre et parfois chante, on appelle faire une guitareada.

Voici des chansons chantées par mes amies.

Cancion del remanso / Jorge Fandermole

D’autres exemples de guitareadas

Cancion del pinar / Jorge Fandermole

Et le meilleur pour la fin avec Ana, voix soprano, a capella.

Les rockers argentins sont vivants

 Terre musicale particulièrement fertile, l’Argentine a la chance d’avoir ses rockers vivants, en pleine forme et toujours sur scène. Andres Calamaro ( ex los Rodriguez, ex los Abuemos de la Nada), los Fabulosos Cadillacs, Fito Paez, Charly Garcia, Spinetta, Soda Stereo, los Redonditos de Ricotta, la Bersuit, Los Ratones Paranoicos pour ne citer qu’eux… Les Argentins sont fiers de leur « rock nacional » et ont de quoi.  Les rockers argentins sont des références pour tous et depuis 10/15 ans, s’exportent bien au-delà des frontières dans tous les pays hispanophones et certains comme Andres Calamaro font chanter toute l’Espagne.
Comme ils sont copains entre eux, quand on va voir Calamaro comme dimanche dernier au Club de la Ciudad (mon rêve s’est enfin exaucé), on voit en même temps Vicentico (ex Los Fabulosos Cadillacs), le chanteur des Babasonicos et Fito Paez, comme ça, qui passaient par là… Et moi j’exultais !

Tous ces noms sont certainement de grands inconnus pour ceux qui me liront, mais imaginez être la génération de mes parents, et être en âge de voir des idoles de rock sur scène, encore jeunes et fringuants, sans devoir acheter les compils ou les voir en documentaires à la télé. Ou comme si chez nous on avait Indochine et Noir Désir au top de leur gloire, un Gainsbourg vivant, Johnny Hallyday loin du coma, Téléphone encore à la mode, comme s’ils étaient copains tous  entre eux, avaient tout juste 50 ans ou même pas encore et restaient de vrais rockers remplissant les stades, sans promo chez Drucker, sans reportage dans Gala, et sans lifting.

Ce n’est qu’une simple anecdote musicale, mais c’est une illustration de cet étrange sentiment que j’ai ici, celui d’être dans une époque encore vierge, un pays jeune, sans besoin de références passées, car ici le rock c’est maintenant et pas en noir et blanc.

Porque soy fanatica de Andrés…

Pour faire connaître Andrés Calamaro à celles et ceux à qui ce nom n’évoque rien, écoutez ça !
Ponte du rock argentin, star nationale, star en Espagne, je suis une fan inconditionnelle, lo quiero, lo adoro, lo admiro, lo escucho siempre, me hace bailar y llorar a la vez, me encanta !!!
Je rêve de le voir en concert, et le 12 décembre prochain, enfin, j’y serai…
http://www.calamaro.com

Calle Florida

Aujourd hui furent mes retrouvailles avec Carmen, autre companera de voyage rencontree un 25 decembre dans un dortoir d une auberge de jeunesse a Rio de Janeiro. Elle aussi amoureuse de Buenos Aires, du tango, plutot pas insensible aux autochtones et ici pour 3 mois voir plus si affinites…

Promenade calle Florida, celebre rue pietonnale. Au passage ces musiciens de rue jouant un air de tango. On a envie de les embrasser ces papis !

Au bout dela calle Florida, nous arrivons a la Plaza San Martin et ses arbres centenaires, mon endroit prefere…

Aujourd hui je crois que j ai vraiment realise que j y suis, aqui estoy en Buenos Aires !

Coucher de soleil ce soir sur la « Casa Rosada », la maison rose,
le palais presidentiel