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A propos de Fanny

Poulette du Gers 100% coeur de canard. Expatriée en Argentine depuis 2009. Je livre mes anecdotes sur cette capitale du bout du monde, mes pensées sur la vie à l'étranger et quelques récits de voyages en Amérique du sud sur le blog Destino Buenos Aires. Challenge 2019: convaincre un éditeur

Avoir une amie brésilienne

 

Avoir une amie brésilienne et vivre le Carnaval de Rio avec elle est sans doute l’une de mes plus belles expériences de voyage. Pour l’anecdote, Aline s’appelle Aline car sa mère, dans les années 70 à Rio, chantait à tue-tête « pour qu’elle revienne ». Véridique.

Entre Aline et moi tout a commencé dans un aéroport, celui de Buenos Aires, Ezeiza, un dimanche soir à minuit passés. Elle revenait du carnaval de Rio, moi de celui de Salvador de Bahia. Vu l’heure tardive, les taxis nous annonçaient à chacune des prix faramineux pour aller dans le centre. Je lui ai alors proposé d’en partager un ensemble et je m’en suis souvent félicitée. Les 45 minutes de trajet nous ont suffit pour nous lier d’amitié, nous étions deux étrangères vivant en Argentine depuis quasiment le même moment. On se quitta ce soir-là en se promettant de se revoir, et ce fut chose faite, maintes et maintes fois, durant les années suivantes. Aline est maintenant repartie dans sa terre carioca (Rio), et je me devais d’aller la voir cette année. Après tout, c’est suite à un carnaval que nous nous étions rencontrées, il était donc logique d’en passer un ensemble.

Avoir une amie brésilienne, c’est l’entendre te dire, la semaine avant que les festivités du Carnaval ne commencent, qu’elle est déjà toute émue. Et c’est la regarder bizarrement sans trop comprendre.

Avoir une amie brésilienne, c’est l’entendre te proposer de faire une manucure et une pédicure à J-1, pour être « prêtes ». Et c’est la suivre.

Etre chez une amie brésilienne,  c’est avoir la télévision allumée avec en fond sonore les télénovelas (les séries locales romantico) et c’est devoir entendre l’histoire personnelle de chaque acteur, comme s’il faisait partie de sa famille. Et c’est s’en balancer, vraiment.

Etre chez une amie brésilienne,  quand elle te montre son quartier, c’est la voir t’indiquer fièrement son nouveau gymnasium, quand toi, en France, tu lui aurais montré la meilleure boulangerie. Et c’est te remettre en question.

Se préparer pour sortir avec une amie brésilienne, c’est l’entendre dire, d’un air dépité devant sa glace, qu’elle a vraiment besoin d’une paire de seins. Et c’est lui répondre que c’est une grande folle.

Aller se baigner à Rio avec une amie carioca, c’est la suivre les yeux fermés car elle sait à quel « poste » de la plage se trouvent les plus beaux spécimens mâles. Et c’est constater qu’elle ne s’est effectivement pas trompée.

Etre à la plage avec une amie brésilienne, c’est l’entendre dire avec une assurance sans faille si telles ou telles fesses ont été refaites. Et c’est la croire.

Aller au carnaval avec une amie brésilienne, c’est l’entendre te chanter toutes les chansons diffusées dans la rue et t’expliquer les paroles de chacune d’elles. Et c’est penser, sans oser lui dire, qu’elles sont  toutes un peu les mêmes.

Passer un Carnaval avec une amie brésilienne et la voir si heureuse, chanter et danser à l’unisson avec ses compatriotes, c’est comprendre que le Brésil n’a pas d’égal sur Terre.

Rivière de Janvier

Rivière ou baie de janvier. Saviez-vous que c’est la traduction littérale de Rio de Janeiro ? Voilà, c’était juste pour l’anecdote, juste pas très inventifs sur ce coup-là les Portugais !

Aller à Rio depuis Buenos Aires, c’est aller dans un paradis terrestre en 3 heures, plutôt tentant donc. Comme nous sommes à l’ère de la mondialisation, tu prends un vol direct de Buenos Aires à Rio avec la compagnie Emirates, tout juste venue de Dubai. Ce sont donc de jolies hôtesses de l’air vêtues à l’orientale qui te servent ton jus de mangue dans l’avion et le pilote te parle en arabe, c’est pas délirant ça ! J’ai adoré.

Forcément, tu ne comprends pas trop le plan de vol

Pour finir sur mon récit de vol, à l’arrivée à l’aéroport, j’ai vu cette pub excellente

Cette année j’ai donc foulé de nouveau pendant quelques jours le célèbre trottoir qui longe les plages de la « cidade carioca ».

J’ignore pourquoi, je dis souvent que le Brésil est une belle destination pour les vacances mais qu’en repartir ne m’a jamais brisé le cœur. Un peu comme les amours de vacances, quand on a 16 ans, ça sent bon l’été, le soleil et le sable chaud, l’odeur du monoï sur le paréo, mais sitôt rentré chez soi on oublie vite le prénom des baisers salés.
Cette année, blasée, je décrétais donc avant mon départ que oui, je revenais une fois de plus à Rio « pour voir des amis », que c’était « sympa », que je « connaissais déjà ». En réalité, j’avais oublié un petit détail. Rio est unique, Rio te retourne la tête, Rio c’est comme si Pele et Ronaldnho te faisaient dribbler le cerveau.
Toi qui me lis, tu as peut-être déjà voyagé dans toute la Terre, tu te considères comme un aventurier du monde, un champion des tampons sur le passeport, mais je te mets au défi de ne pas écarquiller les yeux et de ne pas remercier le ciel lorsque tu verras ça.
ou bien ça
Rio est un mix d’océan, de végétation luxuriante omniprésente, de rochers de granit qui se détachent de l’eau ou bien qui dominent la ville, de musique incessante et bien sûr de plages mondialement célèbres. Rio laisse aussi derrière son passage l’effluve d’une belle époque, d’un faste ancien, de jet-set, de fêtes à Copacabana à siroter de la caipirihna, de bossa nova et de chica d’Ipanema.



Souvenir d’une soirée surréaliste où je me suis retrouvée il y a de ça déjà quelques années,
avec happy-end inespéré : un lever de soleil sur Copacabana
 
 
Rio, ce n’est pas que les plages, c’est aussi des ruelles envahie par la Dame Nature

de veilles demeures, héritage de la colonisation portugaise,

des immeubles de style années 30

ou de style antique gréco-romain

des grattes-ciels, comme à New York

Enfin, New York, avec des palmiers quand même !
La comparaison a sa raison d’être, je ne vous raconte pas d’histoires !

Parfois, comme à Buenos Aires sur la plaza de Mayo, le colonial frôle Manhattan !
 
A Rio, amis cinéphiles, on retrouve aussi des stations de trains qui nous rappellent des souvenirs…

Bon j’ai bien compris que je vous avais déjà un peu saoûlés avec mes buildings, alors venons-en au vif du sujet, vous voulez de la fesse, je le sais, du torse, des chutes de reins cambrées, du bronzage et des cuisses galbées, alors direction la playa, c’est parti mon kiki.

A Rio le corps est roi, la cambrure est reine. Lorsqu’on marche près des plages, on a tout le loisir d’admirer les autochtones dans leur milieu naturel: en maillot de bain et en tongues, tout simplement. On voit des corps, beaucoup de corps, et plutôt pas trop mal faits. Des hommes sans tee-shirt, en toute innocence avec des dos xxx, des épaules xxx, une chute de reins xxx, enfin… je me comprends (soupir). On voit des femmes avec un short et juste le haut du bikini genre où est le problème. Pour les filles, c’est pas la mode des jambes toutes fines, au contraire, c’est plutôt cuisse de rugbywoman dans le style, avec ventre plat, petits seins et fessier prépondérant. Pour les hommes, c’est Musclor ou Monsieur Propre. Tout dans les biceps et les abdos. A noter, on reconnaît très vite les non-Brésiliens à leur maillots bermudas. Messieurs si vous voulez avoir l’air d’un local, optez pour un petit maillot moulant qui dessinera parfaitement votre anatomie. Les complexes on les laisse au vestiaire.
Avertissement: toute personne un peu sensible, un peu esseulée affectivement, ou pas forcément, peut développer des symptômes bizarres: envie de toucher voir si c’est vrai, de palper voir si on l’a rêvé, de caresser… Je t’ai prévenu, Rio ça retourne le cerveau.

Alerte a Rio !
 

FAQ des mauvaises langues
– Est ce que les hommes sur la plage ont tous ces dos et ces torses… la réponse est OUI
– Est-ce que les nanas ont toutes des maillots de 8 cm2 devant et 3 cm2 derrière, OUI.
Mesdames, vous allez me demander si tout ces popotins et décolletés sont vrai de vrai, je vous vois venir… Bien sûr on voit des faux seins, des fausses lèvres et des fausses joues, comme partout, mais bon, globalement, la brésilienne carioca (de Rio), because 2 heures de roller chaque dimanche et gymnasium tous les 2 jours, ben ouais, elle a la fesse ferme. CQFD.

Idem pour les mâles, on distingue de suite ceux qui passent plus de temps à lever des haltères qu’à aller à la bibliothèque. En même temps, quand on est sur la plage, on en demande pas tant, on veut du beautiful people, et on en a.

A lire prochainement sur le blog, « le carnaval de Rio » et  « Avoir une amie brésilienne« .


 

On a grillé des clopes et de l’essence dans les rues de Buenos Aires. La caméra allumée

Je viens de découvrir cette vidéo, réalisée par Lucie Rico et Marine Louvet, d’autres fans comme moi des taxis porteños.
A voir des portraits touchants de ces chamuyeros/espiritus libres

« Avec près de 40 000 véhicules jaune et noir, Buenos Aires est la ville du taxi. Un pour 70 personnes : c’est trois fois plus qu’à New York et bien plus que n’importe où ailleurs. Ils transportent chaque jour environ un million et demi de passagers, loin devant le métro. Alors, comme il faut toujours commencer par rouler vite dans des taxis la nuit pour comprendre une ville, on a grillé des clopes et de l’essence dans les rues de Buenos Aires. La caméra allumée. »

 

Etrange concept que le bercail…

Photo de ma ville étriquée, un jour d’orage
Le bercail c’est le bled où tu as grandi, c’est la maison dont on reconnaît les odeurs, c’est la place de la Mairie où tu croises des gens que tu connais, même si tu es partie il y a 15 ans. C’est la personne qui sait que tu aimes le quignon de la baguette, que tu ne petit-déjeunes qu’avec des Rice Krispies et du chocolat Poulain. Et qui s’assure d’acheter tout ça avant ton arrivée.
Le bercail c’est le coin de la planète que tu as considéré étriqué, trop calme et tellement prévisible et qui t’a donné envie de partir. Plus tard, c’est pourtant le même coin dans lequel tu te réfugies et te sens chez toi. C’est tout ça le bercail.
Lorsqu’on ne rentre au bercail qu’une fois par an, qu’on vit loin très loin, on en viendrait presque à idéaliser les 2 petites rues commerçantes qui ont limité notre horizon durant nos 18 premières années. De retour en vacances, en arpentant ces rues si familières, on s’aperçoit qu’elles sont encore plus courtes que dans notre souvenir, et que oui vraiment, on n’en démordra pas, cette ville est définitivement un appel même à prendre un train ou un bus et plus vite que ça.
Puis, sournoisement, insidieusement, s’installe une autre sensation, un blues, une nostalgie, un saudade, pour les souvenirs passés, l’enfance et l’adolescence que l’on ne retrouvera jamais. Ce temps où le grand-père riait encore si fort avec la grand-mère, ce temps où l’on connaissait par cœur le numéro de téléphone de la maison de nos copines, ce temps sans portable, sans internet, tout juste une console de jeux, où nos conversations n’étaient pas interrompues par des messages, ce temps où l’une de mes seules distractions consistait à me battre avec mon frère.
Une évidence, après toutes ces années, c’est dans cette maison qui m’a vue grandir, dormir avec le frérot, me disputer avec tout le monde, faire mes devoirs, imploser à l’adolescence, pester contre les « vieux »et revenir en visite tant de fois, oui c’est encore dans cette maison que je me sens le plus chez moi, en sécurité, comme bercée dans un placenta de graisse de canard comme toute bonne gersoise qui se respecte.
Signe infaillible de l’âge adulte, on prend conscience de ceux que l’on a encore, ces êtres chers et indispensables qui nous font tenir droits et à l’aise dans nos tongues, même à 15.000 km de distance. On savoure la joie de retrouver encore, 36 ans plus tard, le même sourire + parfum qui nous attend à l’aéroport, ce pilier débordant de tout l’amour du monde, infaillible, no limit et for ever.  On reconnaît la patience infinie de celle qui ne compte pas les kilomètres parcourus, sûrement plus qu’un tour du monde, de celle qui m’a toujours et partout trimballée, installée, déménagée et transportée au gré de mes journées d’école, goûters d’anniversaires, loisirs, sorties et virées nocturnes (quand il fallait qu’elle me laisse assez près mais pas trop non plus, au cas où l’on s’aperçoive que c’était elle qui me conduisait), de celle qui plus tard m’a soutenue alors que je m’éloignais d’elle, et emmenée prendre mes trains, mes bus et mes avions… jusqu’à que sa fille indigne ne prenne son envol (j’ai dû prendre beaucoup d’élan, j’en conviens, car je n’aurais jamais pensé atterrir aussi loin).
A mes compagnons de bercail, je voudrais dire un muchas gracias du fond del corazon pour être encore là, alors que tant d’amis autour de moi n’ont pas la même chance. Les sourires + parfums nous lâchent parfois trop tôt, les salauds.
Il y a des jours comme ça où l’on voudrait stopper le temps, où l’on ne sait plus pourquoi au fond on est parti si loin, où l’on voudrait rester sous la couette, et que le même sourire + parfum nous fasse des câlins, for ever.

Darin le retour

Après une première photo il y a quelques mois… Aujourd’hui le revoici dans le restaurant où je déjeunais ! J’avoue que je fais un peu une fixation sur ce Monsieur, ces dames me comprendront. Je l’ai croisé 4 fois dans mon quartier, pour la 2ème fois j’ai réussi à demander une photo, enfin plus exactement la personne qui m’accompagnait a demandé une photo pour moi.

Cette fois-ci, je me suis sentie complètement impressionnée quand Ricardo m’a fait signe de m’approcher et de prendre une photo avec lui. Je ne sais même plus si je lui ai fait la bise ou non, si je lui ai parlé ou non.

En revanche je me souviens parfaitement de me rendre compte, lorsque j’ai voulu enclencher l’appareil photo depuis mon téléphone portable et que Ricardo était exactement contre moi, que sur ce même téléphone j’avais notre première photo en fond d’écran… Ou comment j’ai failli avoir la honte de ma vie s’il s’en était aperçu. Je pense que même sa femme, qui était à côté, ne pousse pas le romantisme jusque là. Moi si.

J’ai donc très vite donné mon téléphone à quelqu’un, j’ignore encore qui, j’ai souri comme une gamine à côté de Mickey, brouillard total, j’ai remercié, je crois, suis revenue à ma table et j’ai demandé à mon compagnon de déjeuner si on pouvait sortir. J’avais les joues en feu et besoin d’air frais.

Alors voilà, il fallait que je partage cette 2ème photo…juste pour me faire des ennemies 🙂

Je compte d’ailleurs en faire une série. On parie que j’aurai une 3ème photo avec lui très bientôt  ?

3 expressions argentines « foutage de gueule »

 

 

L’autre soir, avec des amis argentins dont certains vivent en France et étaient de passage à Buenos Aires, on a exploré ces expressions typiquement argentines bien « foutage de gueule » (pardonnez moi le manque de poésie), une autre facette bien rigolote de l’ArgentinAttitude. En voici 3, largement employées, pour décrire des situations socialement acceptées ici mais qui rendraient chèvre n’importe quel français en France.

 

« Me colgue », littéralement « je me suis pendu »
Comprendre « j’ai été dans un état de lévitation, songe ou rêverie tel que j’ai oublié le monde qui m’entourait. Expression utilisée pour dire

  • que tu es resté faire quelque chose pendant longtemps (tu as passé 2 heures dans la salle de bain)
  • ou que tu as tardé ou oublié de faire quelque chose. Et c’est dans ce contexte que cette expression me rend dingue. Ce quelque chose pouvant être un service que l’on devait rendre à quelqu’un, un travail que l’on devait remettre, un rendez-vous où l’on est arrivé en retard, ou que l’on a directement oublié, un coup de téléphone que l’on devait passer. En français avouer que l’on a oublié c’est déjà admettre une faute, ici dire « me colgue » est comme une justification de l’oubli.
    Application dans la vie de tous les jours
    « Me colgue mirando la tele, perdon »: comprendre mon film était bien plus intéressant que ce que j’avais à faire, c’est à dire venir te voir à 15h, du coup c’est pour cela que j’arrive à 16h.
    « Uy, me colgue, me olvide de darte la plata, perdon »: comprendre je te prends pour un(e) con(nne) et je veux te faire croire que pendant 15 jours j’ai oublié de te rendre l’argent que je te devais

 

« Se me complico », littéralement « les choses se sont compliquées »
Comprendre « j’ai eu des problèmes mais je ne vais pas m’abaisser à te les raconter ».
Expression socialement acceptée et qui se suffit à elle-même. Encore plus forte que « me colgue ». Là, quand on te dit ça, tu ne demandes même plus d’explication, voir limite tu vas demander à ton interlocuteur s’il va bien. Il est déjà d’ailleurs tout à fait pardonné, il n’a pas à s’expliquer sur ce qui lui est arrivé. Se le complico, pobrecito. Punto. Expression encore plus foutage de gueule que la précédente. Mais personne n’insiste pour demander ce qui s’est passé exactement. Marche à tous les coups, à dire avec un air triste pour bien faire pitié et faire croire que tu as enterré 3 grand-mères dans la même semaine.

 

« Se cayo el systema« , littéralement « le système (informatique) est tombé »
Comprendre « mon ordinateur rame, il y a un bug, je vais devoir redémarrer, je ne sais pas si ça va marcher après, mais dans le doute que je te dis « se cayo el systema » pour que tu rentres chez toi car j’ai pas envie d’avoir 10 clients qui attendent dans mon bureau ».
Cela arrive tous les jours à Buenos Aires, à la banque, lorsque tu viens payer une facture de gaz, électricité, à une billeterie de spectacle, dans n’importe quel magasin qui facture depuis un ordinateur. Quand on te dit ça, après 30 mn d’attente debout, sans climatisation, quand la transpiration commence à dessiner un petit ruisseau dans ton dos, tu peux

  • faire la française, gueuler pour te décharger, menacer de mettre le feu et rentrer chez toi.
  • ou bien faire à l’Argentine, plaisanter avec ton voisin dans la file que décidément c’est pas ta journée et rentrer chez toi.
    La solution 2 te prenant moins d’énergie, c’est bien évidemment celle qui est la plus répandue ici.

Cela ne viendra à l’esprit de personne de rester un peu dans le bureau en question pour voir si éventuellement le système informatique ne redémarre pas dans 5 mn. C’est socialement accepté que le problème ne sera pas résolu avant le lendemain et que donc il faut rentrer chez soi, c’est comme ça.

 

Conclusion, avec le temps, on s’argentinise, après s’être énervé contre ces expressions on apprend à les utiliser soi-même, et lorsqu’on voit que ça passe comme une lettre à la poste, j’avoue qu’on jubile un peu de l’intérieur…

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